Lexique photo par Olivier Borderieux
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Olivier Borderieux Photographe amateur à Saint-Étienne

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Lexique photo

Voici un petit lexique simplifié des termes employés en photographie :

 

Balance des blancs

La balance des blancs (ou White Balance : notation WB sur les appareils photos), c’est le réglage qu’il faut effectuer pour compenser la température de couleurs, de manière à ce que les zones blanches de votre scène apparaissent bien blanches sur votre photo.

En effet, vous l’aurez peut-être déjà remarqué sur vos photos, une feuille blanche ou une chemise blanche n’apparaissent pas aussi blanches selon l’heure de la journée, selon qu’elles se trouvent sous la lumière naturelle du soleil ou encore sous la lampe de la cuisine en soirée.

Entre le lever du soleil, le coucher de soleil, l’éclairage par temps nuageux et les éclairages artificiels tels que ampoules ou néons, la source de lumière n’a pas toujours la même température de couleur.

Cette température de couleur se mesure et s’exprime en K (pour Kelvin).

C’est cette température de couleur que l’on va compenser par la balance des blancs.

Il existe des modes préréglés sur les appareils photos pour la balance des blancs :

  • Incandescent : pour les éclairages à incandescence (les bonnes vieilles ampoules de votre maison par exemple)
  • Fluorescent (parfois nommé Tungstène sur d’autres boîtiers) : pour les diverses lumières type halogènes, lampes à vapeur de sodium, à vapeur de mercure… Vous pourrez par exemple utiliser ce mode pour compenser l’éclairage d’un gymnase, des éclairages publics, …
  • Ensoleillé : pour les scènes directement exposées à la lumière du soleil.
  • Flash : pour la lumière d’un flash optionnel.
  • Nuageux : pour la lumière du jour sous un ciel nuageux.
  • Ombre : pour la lumière du jour, lorsque le sujet se trouve dans l’ombre.

Il y a aussi un mode manuel dans lequel on sélectionne directement la température de couleur à compenser en Kelvin. Plus le chiffre est petit, plus la couleur sera froide et tendra vers le bleu, plus le chiffre est grand et plus la couleur sera chaude et tendra vers le rouge.

Il est possible de corriger la balance des blancs en post création (dans Camera RAW pour Photoshop ou sur Lightroom) mais il faut au préalable avoir pris la photo en format RAW (brut). Le traitement de la balance des blancs sur un fichier jpg dégrade la photo.

 

Capteur

Le capteur est un composant électronique des appareils numériques qui réagit sous l’impact de la lumière (celle qui passe au travers de l’objectif et qui vient se « cogner » contre lui), transformant le flux lumineux en codage numérique (un fichier informatique). Sur les appareils photo numériques, la vocation du capteur numérique est de remplacer la pellicule des appareils dits argentiques ou traditionnels.

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Tailles de capteurs

Il existe plusieurs tailles de capteurs pour les reflex numériques. Ces tailles de capteur différentes impliquent que, pour un objectif d’une focale donnée, le champ de vision sera facteur de la taille du capteur utilisé. Afin de rendre le choix et les comparaisons plus aisées, il est d’usage de ramener toutes les focales à la focale qui aurait le même champ en 24 x 36 mm. C’est le coefficient de focale ou facteur de conversion.

  • Plein format (ou full frame) : 24 × 36 mm – rapport d’image 2:3 – facteur de conversion 1
  • APS-C (Advanced Photo System type-C) : rapport d’image 2:3 – facteur de conversion 1,5
  • APS-C Canon (capteur uniquement utilisé par la marque Canon) : rapport d’image 2:3 – facteur de conversion 1,6
  • 4/3 : rapport d’image 4:3 – facteur de conversion 2

Ainsi un objectif d’une focale de 50 mm utilisé sur un reflex numérique à capteur APS-C (facteur de conversion 1,5) procurera le même champ de vision qu’un objectif de focale 75 mm en 24 x 36 mm.

Il existe aussi un format plus grand que le plein format : le moyen format qui est réservé à un usage professionnel à cause de son coût et sa complexité d’utilisation.

Diaphragme

Le diaphragme est un dispositif qui permet de régler la quantité de lumière qui va traverser l’objectif de l’appareil photo au moment du déclenchement (quand vous appuyez sur le bouton !). Bien sûr, plus il y a de lumière qui entre, plus la photo est claire, moins il y en a, plus la photo est sombre.

Diaphragme

 

EXIF

L’Exchangeable image file format ou EXIF est une spécification de format de fichier pour les images utilisées par les appareils photographiques numériques. Cette spécification repose sur des formats existants tels que JPEG ou TIFF, en y ajoutant des balises de métadonnées comme le modèle d’appareil photo, le mode utilisé, l’ouverture, la vitesse, la sensibilité, la focale, le déclenchement du flash, coordonnées GPS, etc….

Les données EXIF constituent un remplacement pratique du petit carnet qui accompagnait, à l’époque de la photographie chimique, les photographes méticuleux. Sur les appareils numériques, elles sont bien entendu conservées automatiquement avec chaque photo.

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Exposition

L’exposition désigne la quantité totale de lumière reçue par la surface sensible (pellicule argentique ou capteur numérique) pendant la prise de vue.

D’un point de vue artistique, l’exposition « correcte » est celle qui restitue au mieux l’effet recherché par le photographe.

Une image surexposée présente un manque de détails dans les hautes lumières. Ces dernières apparaissent uniformément blanches, ou « brulées ».

Une image sous-exposée présente quant à elle un manque de détail dans les ombres, qui apparaissent noires ou « bouchées ».

L’exposition varie en fonction de trois paramètres : la sensibilité ISO, l’ouverture et la vitesse. Ces trois paramètres sont étroitement liés si bien que lors ce qu’on change une de ces trois valeurs d’un cran, il faut changer une des deux autre dans le sens inverse pour obtenir la même exposition.

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Focale

La focale est la distance entre le support de la photo (capteur ou film) et le centre du système optique. Elle est exprimée en millimètres (mm).

Elle est l’une des caractéristiques principales des objectifs.

La focale dite normale est de 50 mm, en dessous, on parle de grand angle et au dessus, on parle de téléobjectif.

Il existe des objectifs à focale fixe et des objectifs zoom dont la focale est variable selon le réglage de l’objectif.

Focale

 

Heure bleue

Il existe un moment particulier qui n’est plus le jour et pas encore la nuit. Pendant quelques minutes le ciel se remplit alors d’un bleu profond tour à tour délicat puis intense qui transcende la scène qu’il illumine. Une couleur prisée des photographes, des peintres mais aussi des cinéastes et des écrivains qui trouvent à cette heure bleue une poésie immense.

Dans toute photographie, la lumière est un élément crucial. Comprendre son évolution et les éléments qui l’influencent permet d’évaluer quel type d’image correspond le mieux à chaque moment de la journée. C’est à l’aube et au crépuscule qu’il vous faudra chasser les teintes spécifiques à l’heure bleue.

Cette couleur est le résultat d’un phénomène physique appelé diffusion « Rayleigh » ou encore l’effet « Tyndall ». En d’autres termes, la couleur bleue que nous voyons est le résultat de la diffusion de la lumière solaire par l’atmosphère.

Il existe plusieurs sites ou applications mobiles pour calculer l’heure bleue en fonction du lieu ou l’on se trouve comme http://www.bluehoursite.com/ ou http://www.361.fr/sun/sunoJS/index.php

Voilà quelques photos prises à l’heure bleue :

Photo HDR au coucher du soleil

Saint-Étienne - Kiosque à musique

 

JPEG

Le JPEG (Joint Photographic Expert Group) est un comité d’expert qui étudie des normes de compression pour l’image fixe.

Les fichiers JPEG (extensions : .jpg, .jpeg, jpe, etc…) sont des fichiers compressés par la norme JPEG.

L’avantage d’un fichier JPEG est qu’il prend entre 8 et 300 fois moins de place que le fichier brut (RAW) suivant le taux de compression choisi. Ce type de fichier est devenu très populaire avec internet car il permet de diffuser des images de faible poids.

Les appareils photo numériques produisent des fichiers JPEG à partir du signal brut et proposent plusieurs niveaux de compression : fine, standard ou basic. Il est également possible d’enregistrer simultanément le fichier brut et un fichier JPEG : RAW + fine, RAW + STD, RAW + basic.

L’inconvénient du fichier JPEG est qu’il perd beaucoup d’informations (couleurs, matière, …) lors de sa compression.

Il n’est donc pas conseillé lorsque l’on souhaite retravailler ses photos sur un logiciel de retouche (Lightroom, Photoshop, DXO, …). Il sera donc impossible de récupérer de la matière dans les zones surexposées ou sous-exposées, de modifier la balance des blancs sans dégrader l’image.

 

Mise au point

La mise au point est le réglage de la netteté.

Elle peut être manuelle en tournant une bague sur l’objectif, ou automatique en activant l’autofocus (AF) de l’appareil photo.

En automatique, il y a plusieurs modes de fonctionnement de l’autofocus :

  • Le mode AF-A (automatic) : c’est l’appareil photo qui choisit automatiquement la zone de mise au point. Il affiche dans le viseur ou sur l’écran, le ou les collimateurs qu’il a sélectionnés.
  • Le mode AF-S (single) : la mise au point est faite (lorsqu’on actionne le déclencheur à mi-course) sur le collimateur que l’on a sélectionné. Un signal sonore et/ou lumineux indique que la mise au point a été faite.
  • Le mode AF-C (continuous) : la mise au point est faite sans interruption sur le collimateur que l’on a sélectionné tant que le déclencheur est maintenu à mi-course, même si le sujet bouge ou que l’on change le cadrage.

Le module AF utilise une zone bien précise pour faire la mise au point, indépendamment du mode AF choisi. Du bon choix de cette zone dépend la précision du résultat. Cette zone est définie par le nombre de  collimateurs AF utilisés, un choix que vous faites via les réglages du boîtier : AF Sélectif, AF 39 ou 51 points automatique, AF Dynamique, AF Suivi 3D.

collimateurs

Obturateur

L’obturateur est le mécanisme réglant la durée d’exposition. La durée d’exposition, c’est le temps pendant lequel la lumière arrive sur le capteur. L’obturateur est donc un « rideau », qui s’ouvre pendant un temps plus ou moins long (de quelques millièmes de secondes à plusieurs minutes), pour laisser passer la lumière. Plus le rideau reste ouvert longtemps, plus la photo sera lumineuse, et vice versa. On parle de « temps d’exposition ».

 

Ouverture

L’ouverture est le rapport de la distance focale d’un objectif au diamètre de son diaphragme.

Il est noté f suivi d’un chiffre. Plus le chiffre est petit, plus la quantité de lumière qui entre dans l’appareil est grande.

L’ouverture de base ou pleine ouverture est l’ouverture maximale d’un objectif.

Priorité à l’ouverture : le mode A ou Av sur les appareils photo permet de définir manuellement une ouverture. L’appareil photo règlera automatiquement la vitesse pour exposer la photo correctement.

Le mode M (manuel) : ce mode permet de régler manuellement l’ouverture et la vitesse.

Incidence sur la profondeur de champ : plus l’ouverture est grande (chiffre petit), et plus la profondeur de champ est courte.

Elle est l’un des trois paramètres (avec la vitesse et la sensibilité ISO) qui permettent de contrôler l’exposition de l’image.

A chaque cran sur la molette, elle est divisée par deux dans un sens ou multipliée par deux dans l’autre sens.

Ouverture

 

Piqué

Le piqué d’un objectif est l’un des principaux critères de mesure de sa qualité. À une focale donnée, le piqué évolue avec l’ouverture suivant une courbe en cloche plus ou moins marquée. Deux causes expliquent la perte de qualité aux ouvertures extrêmes :
– la performance optique des lentilles est moins bonne sur les bords qu’au centre or, aux grandes ouvertures (ex : f/2), on utilise les bords des lentilles.
– aux petites ouvertures (ex : f/16), la diffraction par le petit trou formé par le diaphragme, devient visible.

 

Profondeur de champ

La profondeur de champ correspond à la zone dans laquelle doit se trouver le sujet à photographier et que l’on acceptera comme nette.

Elle est liée à l’ouverture. Plus on ouvre le diaphragme, plus la profondeur de champ sera courte.

Profondeur de champ

Quelques exemples :

Course d'orientation / Chalmazel / Loire

Petite profondeur de champ, seul le sujet est net. Ouverture : F/5 – Vitesse : 1/250 s – ISO : 640 – Focale 200 mm

Sartène / Corse

Grande profondeur de champ, toute la photo est nette. Ouverture : F/16 – Vitesse : 1/250 s – ISO : 160 – Focale 28 mm

RAW

Le RAW est un format de fichier produit par les appareils photos numériques. C’est un format brut qui comporte beaucoup plus d’informations que dans un fichier jpeg.

Ce format n’est pas exploitable directement (on peut l’assimiler à un négatif), il faudra “l’interpréter” dans un logiciel de développement (Lightroom, DXO, Photoshop, etc…) et l’exporter en jpeg / tiff pour qu’il devienne vraiment une photo.

Le format RAW contient une grande plage d’informations de détails et de couleurs. On pourra donc choisir, lors du développement, le bon taux de contraste, l’intensité des couleurs et des détails, la balance des blancs.

Il permet dans certains cas de récupérer de la matière dans les hautes lumières ou dans les ombres.

Attention à la taille des fichiers RAW, ils sont beaucoup plus lourds que les jpeg !

Chaque fabricant possède un format propriétaire avec des extensions différentes :

  • Nikon : .nef / .nrw
  • Canon : .crw / .cr2
  • Pentax : .ptx / .pef
  • Olympus : .orf
  • Minolta : .mrw
  • Sony : .arw
  • Fuji : .raf
  • Panasonic : .rw2
  • Etc…

 

Sensibilité ISO

La sensibilité ISO est la mesure de la sensibilité à la lumière des pellicules et des capteurs numériques. Elle est une donnée essentielle à la détermination d’une exposition correcte.

Une photographie est correctement exposée lorsque la surface sensible reçoit la bonne quantité de lumière : celle qui permet d’obtenir une image qui n’est ni trop claire ni trop sombre.

Un film de 200 ISO étant deux fois plus sensible qu’un film de 100 ISO, il aura besoin de deux fois moins de lumière pour un même résultat.

 

SLR

Abréviation désignant un appareil photo de type reflex mono-objectif (de l’anglais Single Lens Reflex).

L’objectif sert à la fois à la visée et à la prise de vue. Lors de la visée, un miroir réfléchit vers le verre de visée la lumière en provenance de l’objectif (d’où le nom de reflex). Ce miroir se relève brièvement lors de la prise de vue, afin de laisser la lumière atteindre la surface sensible.

Dans le cas d’un reflex numérique, on parle de D-SLR (Digital Single Lens Reflex)

Sur certains appareil photo numériques, le système de visée optique est remplacé par un système de visée numérique. Ainsi la visée est directe sur l’écran dorsal, le miroir est supprimé, ce sont les appareils hybrides ou mirrorless.

 

Vitesse (d’obturation)

La vitesse, le temps de pose ou la durée d’exposition est l’intervalle de temps pendant lequel l’obturateur de l’appareil photo laisse passer la lumière lors d’une prise de vue.

La vitesse s’exprime en seconde et peut varier de 1/8000 s à 30 s ou plus.

Priorité à la vitesse : le mode S ou Tv sur les appareils photos permet de définir manuellement une vitesse. L’appareil photo règlera automatiquement l’ouverture pour exposer la photo correctement.

Le mode M (manuel) : ce mode permet de régler manuellement la vitesse et l’ouverture.

Elle est l’un des trois paramètres (avec l’ouverture et la sensibilité ISO) qui permettent de contrôler l’exposition de l’image.

A chaque cran sur la molette, elle est divisée par deux dans un sens ou multipliée par deux dans l’autre sens.